L'humaine qui aimait un yōkai •• Shirayuri

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Kigiku Shirayuri

17 ans & ♀HumainDōsei ni YūriFille du daimyō de NinJaponaiseNin

Elle parle doucement sous les nuages,
Les étincelles emplissant son regard,
Me rendant difficile de dire qui de la fleur ou d’elle
Fleurit le plus joliment à travers le temps.

    C'est en un jour pluvieux que je vous ai rencontrée pour la première fois. De longs filets noir ébène couvraient votre visage cristallin alors que celui-ci se levait vers le ciel nuageux. Au départ, je me suis demandé si vous n'étiez pas un esprit qui hantait la maison de mon futur maître. Vous sembliez si irréelle, vous qui étiez assise sur le rebord de la fenêtre, les petits pieds nus pendant dans le vide, comme, flottant sur l'air. Et quand le vent, dont la véhémence m'empêchait de voir votre visage, s'est adouci, vos traits se sont dévoilés. Un visage ovale accompagné d'une peau translucide, orné de sourcils courbés et épais, de yeux en amande presque noirs, d'un nez long et fin, de pommettes rosat et d'une petite bouche rosée dotée d'un arc de cupidon prononcé. Votre regard, sans éclat et mélancolique, regardait par-dessus les arbres, cherchaient au loin une lueur, une forme, peut-être un fantôme. Il en disait long, je pouvais lire les paroles qui se reflétaient sur vos orbes onyx malgré la distance qui nous séparait, à l'instar de ma personne qui restait muette face à vous et dont le souffle a été arraché. Puis vous m'avez vu, votre expression stupéfaite m'a parue exquise. Vos paupières écarquillées, vos iris s'emplissant de vitalité, vos lèvres s'entrouvrant, vos petites dents se dessinant, votre corps menu se crispant. C'est à ce moment-là que vous m'avez semblé humaine. J'en ai eu la confirmation quand, la seconde d'après, vous êtes tombée du premier étage de la demeure et que je vous ai rattrapée. Vous étiez d'une si grande légèreté.

    Ce jour où je rencontrai, pour la première fois, la fille du daimyō de Nin dont on vantait tant la beauté dans le village, mais dont personne, exceptés les domestiques de la maison et ses occupants, n'avait vraiment vu le visage, est resté gravé dans ma mémoire.

    La grâce et la majesté ne vous font guère défaut – même lorsque vous tombez, c'en est sidérant. Vous avez cet air céleste qui repousse les va-nu-pieds tels que moi, qui n'ont d'autres choix que de s'incliner quand vous marchez dans les couloirs ou quand vous nous parlez de votre voix cristalline et suave. Inatteignable, c'est le mot qui vous caractérise autant dans votre apparence physique que dans ce que vous nous inspirez. Tout dans votre personne nous intimide : votre démarche, votre regard, votre visage de marbre, votre élocution, la façon dont vous vous tenez debout, dont vous vous inclinez et dont vous vous asseyez. Pourtant, lorsque vous posez vos yeux sur nous, ils sont doux. Il vous arrive également de sourire – plus par politesse que par spontanéité – ou de rire, même si on l'entend plus qu'on ne le voie étant donné que l'étiquette ordonne que vous cachiez vos dents au risque de paraître impolie, mais c'est toujours avec une délicatesse infinie ; alors quand je vous ai vu tenir un naginata dans la cour, j'ai cru que vous alliez vous briser. Je me suis gravement trompé.

    Vous êtes d'une grande souplesse et d'une grande vivacité, avantages indéniables. Vous n'êtes pas particulièrement grande, vous avoisinez le mètre soixante, vous avez tendance à vous déhancher et vous êtes fine mais proportionnée, on peut alors dire que votre corps est utilisé à bon escient. Tirer à l'arc à cheval met votre postérieur à l'épreuve car il manque de fermeté et que rester longtemps dessus vous est douloureux, mais vous êtes endurante et vos bras minces tout comme vos épaules témoignent d'un athlétisme de constitution lorsque vous tirez. Et si vos doigts fins et distingués sont accoutumés aux armes, vous détestez néanmoins leur contact. C'est en partie pour cela que votre père vous gifle si souvent – l'autre raison étant votre entichement pour le kitsune blanc de votre passé. Et votre regard lorsqu'il lève la main sur vous, s'emplit de flammes noires qui donne l'image de vous consumer de l'intérieur.
Le crépuscule annonce autant la fin que le début d'une aventure.
    Je vous vois assise sur le rebord de cette fenêtre encore aujourd'hui. Vous avez le regard maussade et absent. Vous êtes comme, dans une profonde asthénie morale, installée dans une torpeur sans fin, inatteignable, et je devine à la direction de vos yeux que vous cherchez ce kitsune blanc. Vous espérez chaque jour voir ne serait-ce que la silhouette de ce yōkai dont vous ignorez le nom. Cela fait dix ans que vous en rêvez, m'avez-vous dit. Vous n'attendez pas un regard, ni une parole, ni même un contact ; seulement de voir se dessiner ses contours. Tout le monde vous dit que cet espoir est malsain, qu'il est tout à fait incongru de s'enticher d'un yōkai, mais vous n'écoutez guère. Vous répondez que vous n'êtes pas éprise de ce dernier, mais que vous êtes reconnaissante à son égard. On ne sait qui vous bernez : le monde ou vous-même ?

« Que penses-tu des yōkai ?, me murmurez-vous en vous tournant vers moi pour me fixer dans le blanc de l'œil.
Sauf votre respect, Ojō-sama, je ne les apprécie guère pour le mal qu'ils font.
– Pourtant, si nous cohabitions ensemble, plein de bonnes choses pourraient nous arriver.
– Je ne comprends pas ce que vous voulez dire, Ojō-sama.
– Il n'y a rien de mieux que de vivre ensemble pour éviter les conflits. Et ce serait si beau de pouvoir communiquer et s'aimer.
»

    Votre vision est aberrante dans le village de Nin. Pourtant, vous êtes une femme intelligente et futée, vous savez distinguer ce qui est bon ou mauvais. Certes, vous ne pouvez vous empêcher de vous languir de ce kitsune, j'en conçois. Vous n'attendez rien de celui-ci, c'est ce que vous dites parfois. Toutefois, il arrive que vous me racontiez que vous avez rêvé qu'il vous a emmené ailleurs, loin de ce monde où vous vous sentez oppressée par les responsabilités qu'incombent votre statut. C'est votre côté rêveur et marginal, et probablement la raison pour laquelle on s'inquiète autant pour vous. Néanmoins, je comprends que vous appréciez les yōkai, sachant ce qui s'est passé dans votre village, tout comme votre ressentiment envers les bandits.

   Vous êtes très docile. Obéir aux ordres vous semble tout naturel. Un mot et vous vous exécutez, notamment quand la parole vient de votre père. Vous n'en avez absolument pas peur, mais vous semblez résignée. Non pas que vous n'êtes pas dotée de libre-arbitre, bien au contraire, peu de choses vous sont interdites donc vous faites ce qui vous chante tant que vous ne bravez pas les interdits, mais si un ordre vous parvient, vous obéissez simplement à partir du moment où l'autorité est supérieure à la vôtre.

    De la dignité, vous en avez. Vous refusez catégoriquement de répondre aux brimades de quiconque. Que vos grandes sœurs ou vos tantes vous rabaissent, soit, elles se salissent elles-mêmes à le faire alors vous ne répondez pas et vous restez silencieuse, gardant le dos droit et la tête haute sans se laisser influencer par le mal qu'elles vous font. Vous ne niez pas qu'elles vous blessent mais tant qu'à vous blesser, autant les ignorer pour ne pas en souffrir davantage. C'est également la raison pour laquelle vous vous tenez éloignée des autres.

    Il vous arrive de vouloir vous rapprocher de quelqu'un, mais de vous méfier et de craindre qu'une relation choisie soit un poison pour vous. On vous a enseigné de toujours garder une certaine distance entre vous et les autres et de choisir minutieusement vos relations au point de devenir calculatrice et méfiante à la fois. Votre statut ne vous permet pas de vous lier à n'importe qui, alors vous évitez de vous attacher. Ce n'est pas une chose triste, seulement une façon de vivre, tout comme le fait que vous êtes destinée à vous marier avec l'homme que vous choisira votre père.

    Récemment, votre père vous a annoncé qu'un riche daimyō a demandé votre main auprès de sa personne. Vous avez simplement hoché la tête et dit que ce serait un honneur de devenir sa femme. Vous n'avez pas manifesté votre joie, à ce moment-là, et aujourd'hui vous exprimez la mélancolie de ne pas voir la silhouette du yōkai que vous attendez.

« Que penses-tu de la demande en mariage du daimyō ?, me demandez-vous soudain.
Avec tout mon respect, Ojō-sama, se marier est une bonne chose, d'autant plus si c'est un daimyō de cette envergure.
– Tu as raison.
– Comptez-vous accepter, Ojō-sama ?
– S'il m'aime bien, je ne vois pas pourquoi je refuserai.
»

    Encore une fois, vous semblez vous résigner, mais c'est forcément pour le mieux.
Aishitemasu
   Il était une fois, une petite fille de sept ans vivant dans un village isolé, derrière Arashiyama. Ce village n'avait aucun nom, aucun chef, aucun lien avec quiconque. Il était seul, mais bien peuplé.

   Un jour, sous une nuit de pleine lune, une horde de yōkai malfaisants entra dans le village sans nom. La petite fille, nommée Shirayuri, fut cachée sous les planches de sa maison en bois suie à leur arrivée. Ses parents lui dirent alors :

« Ne sors d'ici sous aucun prétexte jusqu'à nouvel ordre ! »

   Shirayuri hocha la tête et obéit. Elle entendit le bruit des pas de ses parents s'éloigner, elle comprit qu'ils étaient partis. Soudain, des cris lancinants s'élevèrent, passant par toutes les tonalités possibles :

« Arrêtez ! »

   Ou :

« Ne me tuez pas ! »

   La petite fille comprit. Les villageois mouraient. Elle aurait voulu ne pas savoir.
   Les larmes dévalaient ses joues, envahissant son petit visage maigre quand, au-dessus de sa tête, elle vit une pierre rutilante. Elle la trouva jolie un instant, cette lumière dans l'obscurité, jusqu'à ce qu'elle comprît que c'était une flèche qui prenait feu. Les flammes s'étendirent dans toutes les directions possibles. Shirayuri, oubliant l'ordre qui lui a été donné, rampa sous les constructions de sa maison pour fuir l'enfer qui se propageait. Elle pleurait toujours alors qu'elle se hâtait, le paysage qui se dessinait se fit indistinguable à ses yeux innocents, mais elle n'avait d'autre choix que de se dépêcher si elle voulait survivre.

   La fin arrivait, son cœur tambourinait, l'espoir grandissait.

« J'arrive à la sortie ! », se dit-elle.

   Mais quand elle sortit de sous les planches et qu'elle essuya ses paupières boursouflés, le cauchemar ne se fit que plus grand. Le corps sanglant des villageois gisait sur la terre, les habitations étaient envahies par le feu, les plantes étaient en cendre et les chevaux agonisaient. Elle savait ce qui se passait, mais n'aurait pu se douter pas que la scène serait aussi horrifiante.

   Soudain, ses pieds ne touchèrent plus le sol. Un bras chaleureux encerclait sa taille maigrichonne, alors quand elle se retourna pour voir à qui il appartenait, elle fut surprise de constater que c'était un grand homme aux traits féminins et aux longs cheveux blanc. Ses yeux étaient effilés, ses oreilles étaient longues et poilues. Un kitsune blanc, majestueux, la portait.

   Il la jeta en l'air, se transformant en un grand renard blanc à huit queues, tandis qu'elle atterrissait sur son long dos, doux et agréable. Jamais elle n'avait vu pareil spectacle, et jamais elle n'avait vu quelque chose d’aussi beau. Il marcha sur l'air, s'envolant au-dessus du village, quand soudain Shirayuri cria :

« Mes parents sont encore en bas ! »

   Le renard ne répondit pas.

« Kitsune-sama, mes parents sont en bas ! »

   Il l'ignora.

« Kitsune-sama ! Pitié ! »

   Il lui jeta un regard alors qu'il s'éloignait du village, avant de regarder en-bas. Tout était déjà en cendres. Il n'y avait plus aucun espoir. Les yōkai avaient tout détruit.

***

   La petite fille n'avait cessé de pleurer avant de s'endormir, épuisée par les événements et les larmes. Le kitsune la déposa aux portes d'un village, le village de Dō, l'un des rares villages aux alentours de Kyōto qui n'avait été touché, avant de disparaître, pendant qu'elle dormait. L'héritier du clan Kigiku et veuf, qui passait pour une visite diplomatique, vint alors la récupérer pour la soigner de ses blessures. Elle était en si mauvais état. Il ne savait d'où elle venait, ni qui elle était, mais il prit soin d'elle pendant une semaine à Dō.

   Shirayuri lui raconta ce qui était arrivé à son village tout comme le fait qu'un kitsune l'ait sauvée. Le samouraï, qui éprouvait un ressentiment immense envers les yōkai mais qui pouvait concevoir qu'un yōkai puisse sauver un humain par caprice, eut pitié d'elle. La petite fille n'ayant ni famille ni maison, l'homme, vertueux, l'adopta et l'emmena avec lui au village de Nin, qui avait également été saccagé.

   En arrivant, le samouraï prit grand soin de son village et aida les plus pauvres à se reconstruire, ce fut là que Shirayuri pensa qu'elle avait de la chance qu'un homme tel que lui l'ait adoptée, alors elle resta auprès de ce dernier qu'elle eut encore du mal à appeler « Chichiue ».

   Lavée et bien nourrie, Shirayuri manifestait une grande beauté malgré son jeune âge. Le samouraï, devenu daimyō après les événements, songea qu'il serait bon de lui apprendre à utiliser des armes, les codes de noblesse et de politesse pour qu’elle soit bonne à marier, alors il lui accorda une grande importance. Il se vantait souvent d'avoir une si jolie fille dans sa famille, ses filles aînées témoignaient donc d'une terrible jalousie à son égard, la persécutant et l'éloignant de toute activité quand cela était possible. Elles détestaient l'attention qu'on lui donnait, tout comme le fait qu'on la trouvait toujours plus jolie qu'elles, alors qu'elles étaient les filles légitimes et qu’elle n’était qu’une paysanne misérable.

   Shirayuri subissait une éducation stricte, mais nécessaire et même obligatoire étant donné son statut, alors quand ses sœurs furent mariées et qu'elle eut l'âge de quinze ans, les demandes en mariage ont crû à une vitesse fulgurante. Peu avaient vu son visage, mais on vantait si souvent sa beauté et sa grâce que la conséquence fut à la hauteur cela. La haine que les femmes avaient d’ores et déjà envers elle augmenta en réponse aux demandes qui lui étaient adressée, la jeune femme s'en retrouva chagrinée et même esseulée. Elle comprit que les femmes n'aimaient pas les femmes assez tôt et que la rivalité était constante. Pour une femme, trouver un mari était une priorité et une forme de richesse. Le fait que les demandes étaient souvent destinées à Shirayuri dans son clan était semblable à une provocation. Elle fut alors vite écartée par la gent féminine.

    Le fait qu’elle soit isolée était aussi dû à son amour malsain pour ce yōkai dont elle parlait tant devant ses confidents et de ses rêves de cohabitation. Le daimyō, son père, ne disait jamais rien quand il entendait parler de sa lubie. Il détestait cela, mais il restait silencieux par compréhensibilité, jusqu’au jour où ce fut plus fort que lui. Arrivée à ses seize ans, il fallait que cela cesse et qu’elle voie la vérité en fasse, alors un jour, il l’emmena dans le sous-sol de la demeure où il cachait les yōkai qu’il prévoyait d’emmener à Kyōto pour qu’ils soient domestiqués. Tous des yōkai qu’il avait capturés, accompagné de la police. Shirayuri en vit plusieurs, en très mauvais état, des armes purificatrices plantés dans le corps. Son père la poussa devant l’un d’eux et lui posa une arme dans les mains. Il lui annonça qu’il avait assassiné toute une famille qui partait à Kyōto, puis il lui cria :

« Tue-le ! »

    Shirayuri refusa. Il se répéta mais la réponse fut la même. Cela recommença maintes et maintes fois, quand il leva sa main sur elle et la gifla, avant de lui rappeler ce qui était arrivé à son village.

« Il ne faut pas que la même chose recommence ici. Ces bêtes sans merci doivent disparaître de nos terres. »

    Enveloppant le naginata qui était dans les mains de la jeune femme des siennes, il l’aida à lui porter le coup fatal. Elle comprit alors à quel point il était devenu simple pour les humains de les tuer. Elle ne pleura pas la mort de ce yōkai, mais se retrouva confuse. Elle ne savait plus si elle aimait ces derniers ou les haïssait, car le seul bon yōkai qu’elle avait rencontré était ce kitsune blanc de son enfance. Puis elle se rappela que la seule raison pour laquelle elle souhaitait vivre en cohabitation avec les yōkai était grâce à ce dernier.

   Un jour, Shirayuri eut une entrevue avec un fonctionnaire influent et très riche. Il affleurait la quarantaine, mais les rumeurs disaient qu'il était respectable et gentil. C'est pourquoi elle s'était rendue à Kyōto, accompagnée de quelques serviteurs, jusque sa demeure. Le fait qu'il était bien plus âgé qu'elle ne la dérangeait pas, après tout, un mariage était merveilleux quelque soit la différence d'âge. Mais elle pensait encore à ce kitsune blanc de son enfance, ce yōkai qu'elle idéalisait au fur et à mesure des âges. Elle savait qu'elle devait l'effacer de sa mémoire, alors elle fit son possible pour ne pas y penser quand elle entra dans la salle à vivre du fonctionnaire.

   Les serviteurs n'étaient pas autorisés dans la pièce, donc Shirayuri n'était pas à l'aise avec ce fonctionnaire qui la reluquait de bas en haut comme une sorte de viande couverte de sauce. Il n'était pas comme le décrivait les rumeurs, à ses yeux ; il était effrayant et écœurant, mais elle resta polie et souriante malgré tout. Toutefois, quand il toucha son épaule, elle eut comme un mouvement de recul. Le fonctionnaire se fit néanmoins plus insistant, plus tactile. Elle détesta cela et lui ordonna d'arrêter, ajoutant qu'il était trop près d'elle et qu'il ne respectait pas son espace personnel. Il n'arrêta pas, alors elle le gifla et cria. Ses serviteurs entrèrent en trombe dans la pièce, demandant ce qui se passait. Shirayuri leur répondit qu'il avait été au-delà d'une entrevue correcte, le fonctionnaire rétorqua qu'elle l'avait séduite et poussé dans ses retranchements. La visite se termina ainsi.

   Les rumeurs fusèrent. Shirayuri apparut comme une traînée, sans honneur et sans vertus, par conséquent les demandes en mariage avaient cessé. Une femme impure n'était pas digne de se marier. L'injustice et la honte qu'elle subit à ce moment-là la plongea dans une profonde dépression. Elle s'était mise à se demander si elle n'avait pas bel et bien été coupable et déshonoré son père. Il fallut attendre un an pour que l'affaire s'étouffe et que les demandes reprennent.

   Aujourd'hui, Shirayuri a dix-sept ans et reste l'objet de mystères et de convoitises. Elle a reçu une demande en mariage très importante d'un daimyō riche et influent, qu'elle songe à accepter s'il est correct et qu'il l'apprécie après une entrevue. Elle s'est résignée à se marier au détriment de l'amour qu'elle porte pour ce kitsune blanc, car se marier est une bonne chose. Mais elle espère, toujours, au fond d'elle, qu'il viendra la chercher pour l'emmener loin de ce monde oppressant.

   Ainsi s'achève le chapitre un de l'histoire de l'humaine qui aimait un yōkai.
Poussin
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Kitsune
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