L'élégance et l'étrange se mouent

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Un atelier tissage, ouvert à tous, je devais rêver. Je me frottais mes yeux. Non, je n'avais pas rêvé. Ma main vient toucher le papier où il est marqué la date. Je l'écris dans ma mémoire en observant longuement les détails de la fiche. De jolis caractères écrits à la main. Je pouvais presque imaginer la personne qui avait écrit avec un pinceau. J'avais lu ça alors qu'il faisait noir, j'avais repris ma forme d'araignée. Je devrais donc à nouveau imiter les humains et prendre une forme leur ressemblant pendant cette journée. Je m'étais promis d'être un bon tisseur. Et si pour ça je dois passer du temps parmi des humains, ça ne me dérangeais pas. Je ne suis pas certains des Yokai qui les détestent. Donc ça devrait aller, normalement. Je profite de cette bonne nouvelle qui m'est donné, seul. Si bien que je finissait la soirée avec un milliers d'idées de kimonos en tête.



Au premières lueurs du jour, je savais que ma forme humaines serait bien plus pratique. Je laisse l'araignée faire place à l'homme. Mes pattes ne plus être que quatre. Ce que j'avais trouvé étrange au début. Mais on s'y habituait avec les années. Mon kimono est noir sur moi. Je le replaçais un peu plus correctement par habitude. Je vérifiais une dernière fois ma coiffure et ma façon d'être habillé pour me rendre au cours joyeusement. Moi qui n'aimait pas trop me déplacer. Là, je l'ai pas mal fait. C'est rapidement que j'y suis. Il y avait beaucoup d'humain. Il y avait sûrement d'autres Yokai, curieux. Mais je ne les ai pas cherché plus que ça. Plus impatient de commencer le cours. Le maître en kimono se présente devant eux. Je le saluais avec politesse. Je me suis légèrement incliné.



« Bonjour maître en kimono. »



Cette journée serait belle. L'avantage du tissage, c'était que généralement c'était à l'ombre. Mes yeux sensibles ne souffriront pas trop. Il y a pas mal de femmes, plus nombreuses que les hommes. Qui à part à moi devait se sentir bien seul. J'avais vu sa joie dans son regard en me voyant, je m'étais un peu figé en voyant son sourire. C'est donc soulagé que je rentre dans l'endroit où les tissus nous attendent. Mes mains touche ces étoffe avec prudence et admiration. Ils sont si beaux. Plus rien ou presque n'existait autour de moi. Mes oreilles étaient toujours parée à entendre les instructions du maître.
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Re: L'élégance et l'étrange se mouent

Message  Invité le Mar 24 Avr - 11:05


L'Elégance et l'Etrange
W. kurogane

Minako releva la tête. Deux hommes la regardaient, ébahis. De ses petites lèvres, elle leur offrit un sourire poli et enjôleur avant d'articuler d'une voix douce :

    « La chanson se finit tristement. »
Derrière de simples petits mots, elle y dissimula le message comme quoi leur temps était écoulé. Pour elle, la journée à l'ochaya était terminée. Lorsque les clients furent sortit, elle laissa son koto au milieu de la pièce de représentation et se retira dans ses appartements pour se changer. Elle devait encore manger et finir de ranger avant de sortir.

En effet, l'activité suivante allait être aussi passionnante qu'épuisante. Un cours de tissage avait été organisées en partit par certaines okasan du quartier et des brodeuses. Minako se demanda un instant si elle y croiserait Minori, la confectionneuse de kimonos.
Dans la rue et sur place, l'effervescence était telle, qu'elle eut du mal à se frayer un chemin à travers la foule. Beaucoup d'hommes reconnurent la Geiko et certains se proposèrent pour l'accompagner à son rendez-vous. Ce fut très poliment et avec grâce qu'elle refusa, expliquant alors qu'elle était bientôt arrivée. Certains clients étaient collants et elle n'avait que peu le loisir de sortir seule, alors elle souhaitait en profiter.

Entrant dans la bâtisse, elle salua les professeurs d'un signe de tête, avant de prendre place près d'un petit métier à tisser ainsi que de rouleaux de tissu. L'intérieur de la maison traditionnelle était magnifique, bordée d'estampes et d'anciens modèles de kimonos, étalés sur les murs. Derrière les deux brodeuses, elle soupçonna un modèle de kimono royal où ayant un jour appartenu à la famille royale, mais elle n'en fut pas sûre. Silencieusement, elle attendit que chacun se place et que le maître les salut tous. Il n'y avait que peu d'hommes, mais cela ravissait la jeune fille de voir que certains mâles étaient plus délicats qu'ils n'y paraissaient. Dans cette ville, beaucoup souhaitait en imposer, montrer aux femmes qui était le plus fort, le plus robuste et plus à même à être marié à l'une d'elle. Privée de ce bonheur, Minako pouvait donc prendre le recul nécessaire lorsqu'elle se trouvait en présence de ce type de personne. Au fond, elle en riait plus qu'autre chose.

    « Bonjour professeur. »
La Geiko s'inclina poliment et écouta attentivement le professionnel s'exprimer. Il passait en revu le matériel, les étoffes, les aiguilles et tout ce qui pouvait servir à la confection de kimono. Comme c'était un court pour initier les personnes, ils avaient déjà tous, à côté d'eux, des pièces de kimonos tissées ou partiellement tissées, qu'ils allaient devoir achever et rapiécer. L'après-midi aller être longue et complexe mais heureusement, particulièrement riche.

    « Comme vous le voyez, il nous manque certains tissus. Ainsi, vous utiliserez un rouleau pour deux. Pour le coton, utiliser simplement les chutes qu'il y a à votre gauche. »
En effet, sur la droit de Minako se trouvait un homme. A genoux elle ne mesura pas bien sa taille mais il présentait les signes d'une grande stature ainsi que d'une certaine timidité. Entre eux se trouvaient donc quelques rouleaux, certains fins d'autres plus épais, qui attendaient d'être coupés.

    « L'avantage d'être à deux, est que vous pouvez vous entre-aider. N'hésitez pas à vous présenter à votre binôme, de manière à travailler en symbiose. Bien que chacun confectionnera son propre kimono, nous sommes aussi là pour apprendre à travailler ensemble. »
Dans la salle, un petit chahut retentit. Très poli et calme malgré tout. Minako tourna alors la tête vers l'homme à ses côtés et inclina cette dernière avant de sourire. Ses lèvres s'étirèrent doucement, et un éclat presque magique embua son visage pour relever chacun de ses traits. Elle n'avait pas garder l'intégralité de son maquillage de Geiko, ce qui la faisait paraître moins pâle et malade que d'habitude. D'une voix douce et mélodieuse elle s'exprima alors :

    « Bonjour. Je m'appelle MINAMOTO Minako, je suis enchantée de vous rencontrer. Puissions nous donner le meilleurs de nous-mêmes. »
Aucun mot plus haut que l'autre, tout était parfaitement soigné, calculé et cela avait quelques chose de très rassurant. Elle apaisait les gens à qui elle parlait. Tout ce qu'elle espérait ici, était que l'inconnu soit assez extraverti pour parler avec elle et que chacun puisse apporter à l'autre l'aide nécessaire. Du moins, y mettait-elle de la bonne volonté.


Coucou ! Excuse moi c'était un peu long le temps de planter l'histoire ! Alors n'hésite pas à réagir à tout y a pas de soucis et puis j'ai essayé de faire un dialogue accueillant et sympa pour pas bousculer Kurogane ^^
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Attentivement, j'écoutais les mots de l'enseignant. Par souci d'économie, ils seraient deux sur un rouleau. Je me disais qu'il fallait que je sois encore plus précis que j'en ai l'habitude. Et j'ai tendance à croire que c'était possible. Oui, je ne serai ps un des plus rapide. Mais mon travail serait beau. Je m'en faisais la promesse. Les chutes de cotons étaient parfois bien abîmée, mais certaines avaient de beaux restes.

Encourageant la coopération, je posais un regard sur la personne qui serait avec moi pendant cet atelier. Une femme aux traits si délicats qu'on aurait dit une peinture. Le maître en kimono exigeait qu'on fasse un peu connaissance. Vu le nombre d'humain dans la pièce, je devais trouver un nom de famille potable. Il est rare de croiser une personne avec juste un prénom. Pourtant les Yokai en faisait partie. J'aiderai, certes cette jolie femme, mais j'ignorai ce qu'elle avait l'intention de faire avec moi comme binôme. C'est pourtant sa voix, si belle, comme un chant d'oiseau au plein printemps, qui me sortais de ma torpeur. Elle se présentait à moi. C'était donc à mon tour. Je m'inclinais légèrement.

« Bonjour. Mon nom est Kagegumo Kurogane, enchantée de faire votre rencontre mademoiselle. Je souhaite, moi aussi que fassions de notre mieux pour réaliser de belles choses. Si mon aide vous est nécessaire, je vous aiderai. Merci d'en faire de même avec mon humble personne, Mademoiselle Minamoto. »

Très poli, je me suis un peu plus incliné à la dernière phrase. Que mon duo soit une femme n'était pas surprenant. L'autre homme avait sûrement repéré un tissus à son goût plus loin. Ou une femme. Mais je ne voulais pas savoir ce qu'il faisait. Ce qui était le plus important à présent c'est de voir ce qu'on pouvait faire avec les tissus. Avant de couper, je vérifiais la qualité de la base. Ma main accrochait un peu, mais sans trop l’abîmer, je pouvais sentir la douceur du tissus. Le fil et les aiguilles semblaient solides. On pouvait vraiment faire de belles choses. Les tissus à mes cotés étaient bleu. C'était ces derniers que nous devions composer. Un joli violet aurait été plus gai pour cette jeune femme. Mais pas sûr qu'on puisse emporter nos créations...

« Je vous souhaite un bon courage Mademoiselle Minamoto. »

L'enseignant avait croisé mon regard. Il semblait pas tout à fait satisfait de notre duo. Il fallait dire que les autres papotaient bien plus que nous deux. Avec respect, je m'inclinais un peu. Assez pour qu'il continue son tour de classe. Jugeant que c'était assez pour les discussions. Il frappait dans ses mains. Je sursautais sur le coup de la surprise.

« Je vous souhaite à tous de bonnes réalisations. »

Il ne me restait plus qu'à tisser comme j'aimais le faire.
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Re: L'élégance et l'étrange se mouent

Message  Invité le Mar 24 Avr - 14:23


L'Elégance et l'Etrange
W. kurogane

Elle tissait comme elle jouait une partition. Bien que ses gestes soient parfois maladroits pour certains, elle détenait une habileté redoutable. Méticuleuse, douce, magnanime... Sa stature ne bougeait pas, droite mais pas complaisante. Parfois, elle jetais des coups d'oeil à son binome, qu'elle salua d'un hochement de tête lorsqu'il se présenta. Minako adorait le son de sa voix. Cette dernière n'aurait pas pu mieux lui aller. En un certain sens, la Geiko trouvait qu'ils étaient le miroir de l'autre en cet instant et elle apprécia le contact qu'ils établissaient. Ensemble, ils peignaient une toile, s'acharnant à faire de leur mieux.
La petite musique qui se jouait dehors avec un orchestre de rue, cadença l'atelier et les mouvements des artistes. Le professeur, jeune mais talentueux, s'approcha alors de Minako et se pencha sur son travail. Il lui conseilla très gentiment de régler sa machine pour être plus à l'aise et en profita pour expliquer à la classe les bienfaits d'un métier à tisser justement réglé. Les gens continuaient de travailler, certains luttaient contre les rouleaux, les fils et autres obstacles, alors que d'autres donnaient l'impression de s'ennuyer. Minako ne savait pas si tous étaient là par envie ou par force et vu la concentration que donnait Kuragane, il était certain qu'il soit venu de son bon vouloir.

Au bout d'une heure ils finirent enfin tous le morceaux ardu de manche qu'il manquait. Chacun souffla et le professeur attribua une légère pause, le temps qu'il retrouve quelques affaires disséminées ça et là. La Geiko en profita pour parler à son voisin de droite :

    « Puis-je regarder votre travail ?»
Le ton de sa voix n'avait rien d'un jugement. C'était de la curiosité et de l'intéressement purs ! La douceur de son ton pouvait donc rassurer son interlocuteur.
Une fois l'étoffe dans les mains, elle fut ébahie par le résultat. La qualité, le savoir-faire et l'application, tout était là.

    « C'est magnifique ! Vous êtes si doué... Ce n'est pas la première fois que vous venez alors ? »
Son petit visage ressemblait à une fleur en train d'éclore. Un sourire magnifique et sincère, ses yeux en amende légèrement plus ouverts que d'habitude et un air sur le visage qui irradiait dans la pièce. Elle était agréablement surprise du rendu et de la personne qui, à l'origine, ne payait pas de mine malgré sa politesse.

    « Ma manche est ridicule à côté de la vôtre. Je suis meilleure couturière que tisseuse ! »
Minako s'était en plus piquée avec une des aiguilles et il avait rapidement fallut éponger le sang au risque de gâcher la matière.

Lorsque le professeur refis surface, il présenta rapidement les deux couturières à côté de lui également brodeuses. C'était elles qui continueraient le cours pendant que lui passerait parmi les élèves. Elles avaient une grande carrière avec le maniement des aiguilles et, à vrai dire, plus rien à apprendre. Toutes les deux étaient affublées de lunettes, au vu de la précision que cela demandait. Lorsqu'elles firent les démonstrations, tout alla très vite et avec une dextérité qu'il était certain que personne n'avait ici. Minako écarquilla les yeux comme pour mieux voir, mais c'était peine perdue. Le but qui allait prendre les deux prochaines heures, seraient d'assembler la manche au reste du kimono et, bien évidemment, d'y broder une magnifique fleur. Pour cette dernière étape, la Geiko n'était pas très sûre de son talent. Malgré tout elle devait forcément y arriver.

A cet effet, la salle était bien plus détendue et certains d'entre eux arrivaient à discuter en chuchotant. Ce n'était pas dérangeant et ça permis même à Minako de se concentrer. Lorsqu'elle fit une petite pause au bout d'un moment, elle se tourna vers son binôme et lui demanda poliment :

    « Si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à me solliciter. Je ne suis pas aussi bonne brodeuse que nos professeurs, mais j'eu beaucoup brodé dans ma vie. »
En effet, chacun pouvait commencer soit par la couture des manches, soit par la broderie de la fleur. Elle s'est était remise à la couture et cela lui demandait beaucoup d'énergie. C'était compliqué et il était rapide de faire un faux plis ou carrément, une mauvaise manipulation.


Je pense marquer la fin de l'atelier à mon prochain post ^^
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Je tissais avec un plaisir sans borne. Bien sûr, mes gestes sont lents et précis. Je préférai que ce que le faisais n'eût pas trop de défauts. Les métiers à tisser m'impressionnent comme me fascine. En tant qu'araignée, je suis impressionné par cette invention si humaine. J'apprivoisais cet art où beaucoup de femmes bien mieux que moi. Ma manche était élégante, si bien qu'on pouvait une légère différence entre le kimono que je devais réparer. Mon côté méticuleux n'acceptait pas trop cette différence. Je serai bien tenté de recommencer, mais pas sûr qu'on m'en donne l'occasion. C'est presque vexé que j'entends que l'enseignant nous accorde une pause. Je regardais autour de moi, naturellement, beaucoup étaient sortis prendre l'air. Pas ma partenaire du moins. La jolie femme me demandait si je pouvais montrer mon travail. Avec Hésitation, je lui montrais ce que j'avais fait. Sentant mes joues se chauffer un peu. Et encore plus quand cette dernière complimentait mon travail. Un peu gêné par ses compliments, je ne sais quoi répondre.

« M... Merci, j'aime beaucoup tisser, depuis longtemps. Ça me fascine ce qu'on peut faire avec de patience et de la rigueur. Surtout le tissu. »

Dire depuis que j'étais intéressé par cet art aurait directement pu faire tomber le masque d'humain derrière lequel je me cachais pour le moment. Elle se dévalorisait, ce que j'appréciais un peu moins. Je la regardais avec sérieux.

« Il ne faut pas dire de telles choses sur votre charmante personne. Si vous êtes meilleure couturière, il me sera agréable pour moi de vous demander un peu d'aide. Je suis bien moins doué dans ce domaine. Mais je ne veux point vous déranger pendant votre couture. Donc je viendrai vers vous plus tard. »

Je m'armais d'une aiguille et avec patience le pique le tissu. Je n'ai pas eu de mal de glisser le fil si fin dans ce morceau de métal froid. Presque impersonnel. Mes fils me manquaient un peu. Je me concentrais pour bien faire. Mais coutures étaient un peu maladroites. Je décousais plus que je cousais. Patient, je recommençais autant que le temps me le permettait. Mais le temps filait trop vite. Donc je me tournais vers ma partenaire.

« Mademoiselle Minamoto... S'il vous plaît... Pouvez-vous m'aider ? »

Je me retrouvais malgré moi un peu emmêler dans les fils créés par les humains. Le professeur voyant ça comme un effort de ma part pour nouer avec ma partenaire n'agissait pas.
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Re: L'élégance et l'étrange se mouent

Message  Invité le Mer 25 Avr - 9:32

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W. kurogane

Minako était apaisée. La minutie ainsi que la répétition du geste la mettait dans un état de bien-être. Peut-être était-ce parce que, enfin, elle faisait ce qu'elle avait envie ? Ce qui se confondait totalement avec ses centres d’intérêts et ses passions ? Elle ne le savait pas. Tout ce qu'elle faisait était de savourer cet instant.
Kurogane était charmant et peu loquace. Elle en déduisit qu'il était respectueux des autres et de leur bulle d'intimité. Un fait très appréciable pour la Geiko qui avait perdu cette notion d'intimité depuis bien longtemps.

Lorsque les deux adultes échangèrent, elle trouva l'homme vraiment poli. Il ne parlait pas trop fort et la vouvoyait avec délicatesse. Ainsi, lui tendant doucement la manche qu'il venait de tisser, elle lui répondit :

    « Je comprends parfaitement ce que vous ressentez. Il en est de ces choses qui nous rendent serein. Les gens aiment s'adonner à la prière ou la méditation également, cela apaise les mœurs. Personnellement, je préfère le travail manuel. »
Minako acquiesça alors aux dires de son collègue. Il avait du caractère, mais un mot n'allait jamais plus loin qu'un autre. Lorsqu'il maurigéna poliment la Geiko pour s'être dénigrée devant lui, il la soutint immédiatement en lui rendant son estime. Oui, il était vraiment charmant.
L'espèce de courant, de contact, qu'il y avait entre eux deux, était fluide et inné. Qu'il était plaisant de lui parler !

    « Merci monsieur Kagegumo. Vous êtes un homme bon. »
Ainsi, l'atelier se poursuivit dans la couture et la broderie, avec quelques chuchotements ambiants. Minako savait que les deux prochaines heures allaient défiler très vite et il fallait faire son maximum au risque de se faire réprimander par l'okasan. Bien qu'elle fut particulièrement concentrée à filer l'aiguille, la jeune femme n'hésita pas à détourner la tête lorsque le tisseur l'appela.

    « Oui ? »
En se penchant sur son travail elle vit tout de suite l'obstacle sur lequel il buttait. Délicatement, elle prit l'aiguille de Kurogane lui expliquant l'endroit et la manière de piquer. Elle élargie ses explications en lui donnant les mauvaises façons de faire et celles à éviter. Pour travailler un tissu et avoir une couture solide, il était impératif de ne travailler que dans un seul sens. Sans, bien évidemment, se lancer dans des explications soporifiques, elle se permit malgré tout de bien aborder le sujet pour l'aider, et lui montrer, pendant une ou deux minutes. De cette manière, ce serait plus simple pour lui de continuer.

De même, la broderie fut plus laborieuse pour tout un chacun. Les gens s’entraidaient et d'autres appelaient les tuteurs du cours. En fin d'après midi, leur kimono était fini, plus ou moins bien en fonction de chaque artisan et beaucoup lâchèrent un petit soupir de soulagement. Minako bougea ses doigts discrètement en disant :

    « Vous vous êtes très bien débrouillé. Félicitations ! »
Bien que c'était aux enseignants d'en juger, la Geiko trouvait que son binôme avait fait un fabuleux travail. En parlant des tuteurs, ceux-là indiquèrent qu'il y aurait la suite de cours la semaine d'après, permettant ainsi de parfaire et/ou d'achever les créations. Suite à ces deux activités, ce sera alors à chaque individu de s’entraîner chez soi, pour pouvoir devenir un expert.
Hélas, Minako savait qu'elle n'allait pas pouvoir toucher un métier à tisser d'un moment et qu'elle devrait se contenter de jouer la musique ou de danser pour ses clients. La broderie n'était pas dans les activités d'Art d'une Geiko hélas.

Alors que la salle se vidait, Minako se mit debout :

    « Vous serez présent la semaine prochaine ? J'adorerai travailler à nouveau avec vous. »
Evidement, ce n'était pas à prendre comme une avance, surtout de la part d'une Geiko mais, malgré tout, elle préféra préciser:

    « Bien évidemment en toute bonne foi. D'ailleurs, je n'ai pas beaucoup l'occasion de sortir mais si vous désirez un jour broder ou tisser avec quelqu'un, je serai très heureuse de vous accompagner, autour d'une tasse de thé. »
Elle se doutait bien que les hommes buvaient du saké mais Kurogane n'avait pas l'air comme ces coqs des rues à beugler pour savoir qui serait le plus fort. Sa délicatesse et sa sensibilité en faisait quelqu'un d’étonnamment élégant.


N'hésite pas à faire parler Kuro et à lui faire poser des questions ^^ Je suis partie du principe qu'ils restaient un peu sur place donc ils ont le temps ^^
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Les minutes passaient, sans que je me lasse. Les humains ont ce don d'être eux. L'entendre parler de passe-temps tout à fait humain, il ne pouvait s'empêcher d'apprécier ce genre de savoir. Il y avait donc des personnes pour faire des choses comme prier ou méditer. Avec l'agitation présente actuellement. Il avait pensé naïvement qu'ils ne le faisaient plus. Il était heureux pour les yokaïs protecteur de temple. Mais ce n'était pas son cas à lui. Il fallait que j'habitue à ce nom de famille que je suis affublé. Kagegumo, ça m'allait bien. J'étais mieux à l'ombre qu'à la lumière et je restais une araignée.

Ces explications étaient comme elles, délicates. J'écoutais toutes les étapes. Je suis un élève attentif, enfin, je crois. Elle parlait avec des mots simples. Je pouvais la comprendre sans pour autant être un expert en couture. Mes connaissances en tissage aidaient pas mal pour certains termes. C'étaient les mêmes. Je m'inclinais légèrement.

« Merci, Mademoiselle Minamoto. »

Je repartais donc dans mon aventure qu'était la couture. Comme à mon habitude, je n'aimais pas trop quand je faisais des erreurs. Et j'en avais fait. Je de faisais bien moins depuis qu'elle m'avait expliqué. Mais lentement, mais sûrement. Je faisais les dernières coutures avec beaucoup de soin. Je préférai tisser des toiles que coudre. Je la regardais alors, fier de moi un peu. L'ensemble était assez beau. Pas parfait. Mais agréable au regard. Je ne porterais pas personnellement ce Kimono. Trop coloré. Je préférai le noir et le blanc.

Les enseignants du jour indiquaient qu'il y aurait un second cours. Ça me réjouissait beaucoup. Peut-être un peu trop. Je ne sais pas trop.

« Merci Mademoiselle Minamoto. Vous aussi, vous avez fait du beau travail. Pour ce qui est de ma présence la semaine prochaine. Il va sans dire que je serais là. Il serait bien dommage de ne pas terminer ce que nous avons commencer. Puis vous me semblez moins versatile que d'autres personnes, sans vouloir vous vexer. Il est agréable de travailler à vos côtés. On peut se concentrer pour faire de belles choses. Je serai bien d'accord pour un après-midi à broder ou tisser. Ça me fait plaisir de partager cet art qui me plaît beaucoup. Partager le thé avec une personne comme vous m'enchanterait. »

Nerveusement, je me mettais à regarder partout. Pas mal des personnes, Yokais comme humains. Les professeurs rangeaient les pièces sur lesquelles nous avons travaillé. Ce qui me laissait du temps pour parler avec elle.

« J'avoue que je n'ai jamais participé à une cérémonie du thé. Donc il est possible que je fasse quelques erreurs en buvant en votre compagnie. Je m'en excuse d'avance Mademoiselle Minamoto. Si vous habitez Kyoto, nous nous reverrons même sans cette histoire de cours. Bien que je suis plus un homme vivant la nuit. »

J'avais presque failli dire Yokai. Certains humains ne nous apprécient guerre. Je ne leur en voulais pas. Ils ignoraient tant et moi aussi sur ces créatures si effrayantes, mais au combien fascinantes.
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